Carnet de confidences

Mon testament philosophique

Novembre

Novembre

Le souvenir me revient de tes yeux
Dans ce corps fébrile et moitié transi,
Épuisé de combats infructueux,
Pétris de solitude et d’incompris ;

Ils voulaient continuer à briller
Non de ces anciens pleurs résiduels,
Mais de ce souhait embryonnaire, né
De ce rendez vous non contractuel ;

Ils essayaient d’exprimer l’indicible
Que ton regard voulait ne pas trahir
Pour ne pas redevenir une cible
Sans être certaine d’y consentir ;

En cette brumeuse nuit de novembre
Où nous recherchions sans trop y croire
Dans les débris de nos deux vies en cendre,
Les restes pour de futures victoires ;

Dans tes yeux que de pages déchirées,
De feuilles froissées, désespérément
Blanches immaculées, pas même ébauchées,
Laissant la place à un dernier serment ;

Oui, j’ai voulu y inscrire une ligne
Comme un dernier chemin à vouloir suivre
Où les mots s’inscriraient comme le signe
D’un espoir que l’on se devait de vivre.

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