Carnet de confidences

Mon testament philosophique

Du sensible

Du sensible

Il existe un savoir par delà les silences,
Aux confins du cœur, faisant entendre sa voix
Dans un écho qui se heurte à la connaissance
Et vient se réfléchir comme un murmure en soi.

Langage somnolent dans les fonds abyssaux
De nos entrailles et qui dans un chuchotement,
Refoulant toute la malignité des mots,
Nous ouvre aux sensations de l’absolu néant.

Souffle inspirateur des plus belles créations,
Sublimant la nature et transcendant l’humain,
Dont la beauté brute indemne d’affectation,
Nous permet de toucher nos rêves de la main.

Chant de l’intime, sans musique ni parole :
Mélodie de l’âme dépourvue de refrain,
Guidant nos pas sur un parterre de bémols
Dans l’harmonie organique, au son du divin.

Eclat des profondeurs à la frange de l’être,
Frappant aux portes de l’impérieuse raison
Fermée aux lueurs intérieures, pouvant naître
A son insu, qui obstruerait son horizon.

Sentiment inné de la justice morale
Se dérobant au joug de notre intelligence
Et échappant aux dissimulations verbales
Qui se pare de l’ostentation de l’apparence.

Occulte expression éthérée du sensoriel,
Aux arcanes du subtil, empreint d’indicibles
Vérités, fuyant le monde du rationnel
Loin des certitudes qui nous rendent impassibles.

Source originelle ondoyant en l’ineffable
Antagonisme de l’amour et de la haine :
Des passions destructives aux vertus louables,
Il crée cette espérance qui coule en nos veines.

 

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