Carnet de confidences

Mon testament philosophique

Du feu éternel

Du feu éternel

J’irai ouvrir grandes les portes de l’enfer
Pour y brûler tes souvenirs les plus amers
Qui embrase ta vie et brise ton bonheur,
Où sous les braises se consume ton ardeur.

J’incendierai toute tes angoisses où ton âme
Inconsolable espère la chaleur des flammes
Comme réconfort, pour que tu puisses t’étendre
Sans plus jamais craindre la poussière des cendres.

J’apaiserai tes blessures les plus mordantes
Et j’éteindrai ta fièvre la plus dévorante,
Calcinée par les remords qu’attise la nuit
A l‘aube des regrets qui mine ton esprit.

J’éteindrai l’incandescence de tes pensées
Révoltantes, ravivées au vent du passé
Sur le bûcher de tes épreuves et des défiances,
Qui couve sous le feu de ta désespérance.

Du charbon réduit, j’esquisserai des desseins
Et raturerai ta tristesse et tes chagrins,
Pour que tes idéaux soufflent sur le tison,
Au foyer de l’espoir enflammé d’illusions.

Et je cautériserai enfin tes coupures
A la clarté vivifiante, d’une brasure
Je souderai un point d’union fusionnelle
Scellant nos vies, avec pour témoin, l’éternel.
 

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