De l’orgueilleux
De l’orgueilleux
Ô toi muraille infranchissable
Et bâti sur les contreforts
De ton égo impénétrable,
Protégée par un Moi butor.
Sommet distant de l’accessible
Escalade, vertigineuse
Ascension aux cimes ostensibles
De la fierté majestueuse.
Ta surestimation fiévreuse,
Ton indéfectible importance
Et tes convulsions prétentieuses,
Forge toute ton arrogance.
Apogée de l’individuel :
Tu brilles dans les inflations
De ta fatuité naturelle,
Qui transcende tes opinions.
Lumineux en ton assurance,
Tu te complais dans l’excessif
En cherchant la reconnaissance
Dans les regards admiratifs .
Primauté de tous les péchés :
Source du vice où l’on craint
Voir l’histoire se répéter
Au nom du père et de ses saints.
Miroir au reflet grossissant :
Ton amour propre réfléchi
L’éclat de ton rayonnement
Et le flambant de ton vernis.
Au comble de ta suffisance,
Tu culmines sur les hauteurs
Bouffi et replet d’abondance
Dans ton délire de grandeur.
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