Carnet de confidences

Mon testament philosophique

De l’indigent (revue)

De l’indigent (revue)

C’est sous le crépuscule de la nuit
Que s’offre le monde à ses yeux mi-clos,
Sous un brouillard comme un épais manteau
De soumission, d’espérance  accroupie.

Bonheur par procuration, chancelant
Au faîte de l’infériorité
Qui tapisse une raison emmurée
En d’insolubles vains renoncements.

Languissante existence contenue
En l’abandon divagant de son ombre
Furtive, que rien ne gêne et n’encombre,
Pas même la lueur de l’exigu.

Vie de transhumance emplie d’évasions
Dominicales et d’épisodes oiseux
Que tout divertit, même les adieux,
Quand il faut paître aux champs des illusions.

Le goût de l’embusquer guide ses pas
Indolents sur les chemins rétrécis
Et tortueux teinté de flagornerie
Quand il s’agit de feindre le combat.

L’indifférence siège en sa conscience :
L’impassible ensevelit ses remords
Comme une pelletée de terre après mort
Éloignent les regrets qui non de sens.

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