Carnet de confidences

Mon testament philosophique

De la réflexion perdue

De la réflexion perdue

Ô toi profondeur de l’esprit !
Tu te construis un monde ombreux
Pour que l’être au jour, abêtit,
S’isole dans le ténébreux.

Chaque nuit le sable y prospère
Dans la désolation stérile
De l’hégémonie d’un désert
Ne concédant rien au fertile.

Lueur tu ne pénètreras
Pas les strates de l’ignorance
Que l’ineptie t’opposera
Dans sa quête de somnolence.

C’est dans l’extatique mutisme,
Ce funeste assoupissement
Au tombeau des idéalismes,
Que fleuri l’endormissement.

Qu’est-il arrivé aux idées
Pour qu’elles n’y aient plus leur nid,
Pour qu’elles aient ainsi déserté
Un cerveau livré à l’ennui.

L’âme s’est tue dans l’aphasie
De cet ostracisme raison
Relégué dans la niaiserie
Du fléau qu’est la cognition.

Ver tu as élu domicile
Au coeur du fruit de l’immortel
En pérénisant le futile
Au rang des grandeurs éternelles.

Ô pathétique intelligence !
En perdition et titubante
Dans des pensées en flatulences :
Ta réflexion est vacillante.

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