Carnet de confidences

Mon testament philosophique

De la culture de l’oubli

De la culture de l’oubli

Que de grands musées parcourus,
De touristes préoccupés
Du nombre de toiles aperçues
Qu’un cliché saura justifier ;

Que de beauté abandonnée
A nos regards vides et oisifs,
Éteint à la sublimité
Par un intérêt trop tardif ;

Que de merveilles inaccessibles
A nos yeux ingrats, refermés
Et devenu imperfectible
A nos pensées aliénées ;

Que de sépulture profanée,
De monument en ruine,
D’effort et de sang gaspillés,
Tombés dans l’oubli, la vermine;

Combien de chefs d’œuvres ignorés,
Censurés à toutes émotions,
Mutilant nos cœurs amputés,
Du frisson de l’exaltation ;

Combien de livres éparpillés,
D’idées essaimées sur les pages,
De nuits d’insomnies à songer,
Qui finiront aux pilonnages ;

Combien de génies oubliés,
Sacrifiant les joies et leurs vies,
Pour que nous soyons soulagés
Dans les maux de la maladie ;

Combien de savants ont brulé
Dans les flammes de l’hérésie,
Désireux de nous éclairer
Sur les faiblesses de l’esprit ;

La culture est reconnaissance
De l’histoire de tous les hommes,
La mémoire de nos consciences,
Un accès à ce que nous sommes.

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>